Ca n'est pas de l'intox !
Et pourtant, ça y ressemble !
C'est de l'info intoxiquée !

Voici ci-après un extrait du "Magazine de la Police", un magazine local d'information pour la profession policière.
Ce numéro (le 2, pages 21,22 et 23) était disponible dans un lieu d'attente du commissariat de Police d'Annecy.
La mise en forme est strictement reproduite ici, en particulier les mises en forme de caractères (gras ou majuscule).
Tu trouveras un commentaire plus loin, et n'hésite pas à réagir toi aussi.


ATTENTION !
DROGUE

Les soirées Rave
Récemment apparues en France, les soirées-rave n'ont pas tardé à retenir l'attention des pouvoirs publics en raison des situations préoccupantes qu'elles généraient au plan le l'ordre, de la sécurité et de la santé publique.

Il s'est avéré asser rapidement que ces vastes rassemblements organisés le plus souvent sans souci des conditions de sécurité et de salubrité étaient des lieux de trafic et de consommation de drogues.

L'origine de ces soirées remonte en 1988, où un nouveau genre musical, la House-Music est né dans les clubs Underground de Détroit, Chicago et Ibiza, se répendant par la suite dans les pays de l'Europe du Nord et notamment en Grande-Bretagne où il connaît un long succès avec les ACID-PARTIES, concerts musicaux que les autorités britanniques interdiront rapidement en raison des nombreux décès provoqués par le L.S.D. ou l'ECSTASY consommés à l'occasion de ces rassemblements.
Devant l'émotion suscitées, ils prendront dès lors l'appellation évocatrice de RAVE-PARTIES (Rave signifiant délire). Ces dernières apparaissent en France en 1989.
D'abord organisées au sein de communautés marginales puis dans des clubs "branchés" de la capitale, elles attirent aujourd'hui une population jeune et de plus en plus nombreuse issue de toutes les couches sociales de notre pays.
Se réclament à l'origine d'une pseudo-philosophie, la HOUSE-NATION ou TECHNO-NATION qui prône le rassemblement de la jeunesse avec la nature et la recherche du délire face à la société des gens établis, les BLAIREAUX, le mouvement RAVE a très rapidement fait l'objet d'une récupération commerciale qui, peu à peu, lui fait perdre tout caractère spontané


Les soirées-rave ou rave-parties peuvent se définir comme des rassemblements de plusieurs centaines voire plusieurs milliers d'individus, souvent très jeunes, qui pendant toute une nuit ou plus, sont en quête de sensations fortes et qui à la conjonction de la musique TECHNO, de la danse, d'effets visuels et sonores et bien souvent de la drogue peuvent atteindre l'état de transe.

Ces soirées se déroulent le plus souvent en fin de semaine, soit de façon clandestine dans des endroits insolites et isolés, soit de façon ouverte dans des lieux ou des établissements pouvant recevoir un public plus ou moins important après accord des autorités administratives, soit, comme c'est la tendance actuelle en province, dans des discothèques.
A l'origine, les soirées-rave sont organisées de façon plus ou moins improvisée par des amateurs enthousiastes (journalistes musicaux, disquaires) et réunissent un public jeune adepte de musique TECHNO.

Aujourd'hui encore, elles se déroulent clandestinement dans des lieux insolites et isolés (usines, bâtiments désaffectés, squats, chantiers de construction, catacombes, champs, forêts, etc.) et tenus secrets le plus longtemps possible afin d'éviter toute intrusion policière.

L'annonce de ces soirées reste confidentielle. Elle se fait de bouche à oreille ou par les FLYERS, sorte de tracts qui circulent plus ou moins sous le manteau et qui indique la date, l'heure et le lieu d'un premier rendez-vous à partir duquel les participants peuvent se rendre sur les lieux même de la RAVE soit en empruntant un système de navette mis à leur disposition, soit par leurs propres moyens en suivant un itinéraire banalisé. Au cours de ces soirées ou à leur issue, des AFTERS, continuation de la RAVE, sont organisés le plus souvent en un autre lieu.
Depuis quelques tremps, il est cepandan permis de constater, notamment en province, que les oirées-rave ont de plus en plus pour cadre les discothèques et autres établissements de nuit traditionnels.
Le phénomène RAVE a concerné dans un premier temps principalement la communauté GAY et les milieux branchés parisiens. Il touche aujourd'hui à travers tout le pays un public jeune, les RAVERS, âgés de 15 à 25 ans et composés pour les 2/3 d'hommes majoritairements lycéens ou étudiants.
Le principe de base de ces soirées-rave est la décontraction, la fantaisie et l'extravagance que l'on retrouve dans la tenue vestimentaire du RAVER-TYPE. Au cours de ces RAVE-PARTIES, est diffusée de la musique TECHNO, élément fondamental de la soirée. Cette musique est issue de la HOUSE-MUSIC, c'est à dire de la musique qu'on fabrique en mixant des musiques d'origine diverses à l'aide de platines, de samplers, d'ordinateurs de synthétiseurs couplés à des bases d'enregistrements et de reproduction.
Cette musique se caractérise par une puissance et un rythme extrêment rapide oscillant entre 150 et 250 battements par minute qui contribue à accélérer considérablement les pulsations cardiaques des Ravers, notamment s'ils sont déjà sous l'effet du couple drogue-alcool. Quant aux D.J. (Disk-Jockeys) ou MC (Master of Cérémony) ils jouent aussi un rôle capital dans le bon déroulement de la soirée. En combinant la musique, les effets sonores et lumineux (jingles, lasers, stroboscopes, fumigènes) ils contribuent à amener le public dans l'état second.

En dépit des dénégations plus ou moins appuyées des organisateurs de Rave, des mentions NO DRUG qui peuvent figurer sur les annonces des services Minitel, ou affichées à l'entrée des discothèques, ou des contrôles souvent trop laxistes effectués par les services d'ordre mis en place par les organisateurs, il est depuis longtemps établi que ces soirées sont des points de ventre et d'usage de stupéfiants.

Les drogues à effets stimulants y sont particulièrement prisées car elles permettent, semble-t-il, de résister à la fatigue.
Consommées en groupe, elles participent avec la musique et les effets sonores et lumineux à une mise en condition des participants qui n'est pas sans rappeler le rituel initiatique propre à certaines civilisations. Des drogues comme l'ecstasie, le L.S.D., le Cannabis ou les SMART-DRINK sont présentées de façon très pernicieuse comme propres, car moins dangeureuses que l'héroïne et "fédératrice" de la TECHNO-NATION.